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Choisir un chirurgien esthétique, c’est surtout réduire le risque : risque médical, risque de résultat “moche”, risque de mauvaise indication, risque de suivi inexistant. Voilà une méthode simple et très concrète pour trier vite et bien.
1) Le filtre “légal” (obligatoire, non négociable)
- Chirurgien plasticien : idéalement spécialiste en chirurgie plastique, reconstructive et esthétique (pas juste “médecin esthétique” si on parle d’opérations).
- Droit d’exercer + inscription : vérifiable (en Suisse : registre professionnel / autorisations cantonales ; en France : inscription à l’Ordre + qualification).
- Lieu d’opération : clinique/hôpital autorisé, avec anesthésiste, protocole d’urgence, bloc opératoire conforme.
👉 Si un de ces points est flou, tu passes ton tour.
2) Le filtre “spécialisation réelle” (le plus important)
Un bon chirurgien n’est pas bon sur tout. Cherche quelqu’un qui fait souvent l’acte que tu veux (ex. rhinoplastie, augmentation mammaire, abdominoplastie, lifting…).
- Pose la question frontalement :
“Combien de fois par mois vous faites CETTE intervention ?” - Demande : “Quel est votre plan A / plan B si je cicatrise mal / si la peau réagit mal / si asymétrie ?”
- Un spécialiste te répond sans hésiter, avec des options réalistes.
3) Le filtre “consultation” : tu dois sentir la qualité clinique
Une bonne consultation, ce n’est pas “on choisit une taille et c’est parti”.
Tu veux voir :
- Analyse morphologique (mesures, peau, qualité tissulaire, contraintes).
- Explication des risques (hématome, infection, nécrose, thrombose, cicatrices, retouches… selon l’acte).
- Explication des limites : ce qui est impossible / ce qui serait dangereux.
- Consentement éclairé : clair, écrit, pas bâclé.
🚩 Red flags :
- Promesses (“zéro risque”, “résultat garanti”).
- Pression commerciale (“promo”, “si vous signez aujourd’hui…”).
- Consultation expédiée, pas d’examen sérieux.
4) Avant / après : comment les lire sans te faire manipuler
Les photos peuvent mentir (lumière, posture, retouche, sélection).
Ce qui compte :
- Des cas comparables à toi (morphologie, peau, degré de ptôse, etc.).
- Photos standardisées (mêmes angles, même distance, même lumière).
- Cohérence : cicatrices réalistes, symétrie plausible, pas “trop parfait”.
5) Sécurité opératoire et anesthésie : questions à poser
- Qui fait l’anesthésie ? (médecin anesthésiste, sur place, tout le long)
- Nuit sur place ou ambulatoire ? pourquoi ?
- Prévention phlébite/embolie (bas, anticoagulants si indiqué, mobilisation).
- Gestion de la douleur : protocole.
- Procédure si complication : qui te prend en charge, où, comment, à quel coût ?
Un bon cabinet répond précisément, sans s’énerver.
6) Suivi : c’est là que beaucoup se plantent
Tu veux :
- Un planning de contrôles (J+…, S+…, M+… selon l’acte).
- Un contact d’urgence (24/7 ou astreinte).
- Une politique claire sur les retouches (quand, pourquoi, conditions, coûts).
🚩 “On se revoit si besoin” = souvent mauvais signe.
7) Prix : trop bas = danger ; trop haut ≠ qualité
Le bon raisonnement :
- Compare ce qui est inclus : anesthésie, bloc, implants si besoin, séjour, pansements, soutien-gorge/gaine, contrôles, retouches, analyses…
- Méfie-toi des packages flous.
- Un devis sérieux est détaillé, avec le code/acte, et une logique médicale.
8) La checklist ultra rapide (tu peux la copier-coller)
- Qualification officielle vérifiable
- Clinique autorisée + anesthésiste présent
- Le chirurgien fait l’acte très souvent
- Consultation complète + risques expliqués
- Photos standardisées sur des cas comparables
- Plan de suivi écrit + urgence claire
- Devis détaillé (tout inclus)
- Zéro pression commerciale / discours réaliste


