Comment choisir ses prothèses mammaires ?

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Pour bien choisir la forme et le volume de vos prothèses mammaires, plusieurs critères doivent être pris en compte : votre morphologie, vos attentes esthétiques, votre style de vie et les conseils de votre chirurgien. Voici un guide détaillé, agrémenté des questions que vous vous poserez sans doute :


1. Évaluer votre morphologie et votre projet

a. Votre gabarit et vos mensurations

  • Largeur de la poitrine (distance sternum–aisselle) : oriente le choix de la base de l’implant.
  • Quantité de tissu mammaire existant : un sein très fin supportera mieux un implant à profil bas alors qu’un sein déjà généreux peut porter un profil plus projeté.
  • Hauteur du buste : sur une femme petite, un volume très élevé peut déséquilibrer la silhouette ; inversement, une taille plus grande permet un choix plus large.

b. Votre image idéale

  • Effet naturel : privilégiez un implant de faible à moyen volume (de 200 à 300 mL) et une forme anatomique (“goutte d’eau”).
  • Résultat plus “glamour” ou “spectaculaire” : un profil haut ou extra‑haut (projection plus forte) et un volume plus généreux (350 mL et plus), souvent en ronde.

c. Questions à vous poser

  • Quel tour de bonnet cible ? (B, C, D, voire plus)
  • Voulez‑vous surtout du volume en hauteur (décolleté) ou de la largeur (pleineur sous le bras) ?
  • Cherchez‑vous un look sportif ou ultra‑féminin ?

2. Les formes d’implants

Forme Caractéristiques Avantage À privilégier si…
Ronde Galbe uniforme, plus de projection en haut Décolleté plus “bombé”, plus de souplesse Vous aimez un effet “rond” et assumé
Anatomique Profil en goutte d’eau, plus naturel Transition douce sein/clavicule Vous visez un rendu discret et naturel
Mixte Hybridation des deux Combinaison de projection et naturel Vous souhaitez un décolleté flatteur et doux

3. Les profils (projection)

  • Profil bas (Low): léger bombé, plus de largeur que de projection.
  • Profil modéré (Moderate): équilibre largeur/projection, aspect naturel.
  • Profil haut (High): projection marquée, généreux décolleté.
  • Profil extra‑haut (X‑High): maximum de projection, très volumineux.

Exemple de question : « Si je choisis un profil haut, est‑ce que ça va paraître “too much” ? »
– Réponse : Tout dépend de votre bras sternal (largeur de votre poitrine) et de votre style ; en consultation, votre chirurgien en augmentation mammaire vous fera essayer une “sizer‑shell” pour visualiser le rendu.


4. Le volume adapté

  1. Mesurer et simuler
    • Votre chirurgien utilise souvent des éprouvettes en consultation : vous placez plusieurs “sizers” dans un soutien‑gorge de sport pour juger du volume.
  2. Règles de base
    • Une augmentation de 100 mL correspond environ à un bonnet de plus.
    • Pour un bonnet C confortable sur une poitrine fine, on part souvent de 250 mL en profil modéré.
  3. Anticiper l’évolution
    • Pensez à l’effet de gravité et au relâchement cutané dans 10 ans : un volume modéré est souvent plus pérenne.

Question fréquente : « Puis‑je mettre 500 mL si je mesure 1,60 m et suis menue ? »
– Attention, 500 mL sur un petit buste risque de paraître disproportionné et d’exercer une pression sur votre peau et vos muscles. Une option intermédiaire (350–400 mL) en profil haut peut être plus harmonieuse.

https://www.youtube.com/watch?v=5rnry3uYKYQ&t=129s


5. Considérations pratiques et médicales

  • Epaisseur du tissu : si vous avez peu de graisse ou de glande mammaire, un implant gélifié cohésif plus ferme peut éviter les plis (“rippling”).
  • Voie d’abord : aréolaire, sous‑mammaire ou trans‑axillaire ? Influence la cicatrice et l’orientation de l’implant.
  • Position de l’implant : pré‑pectoral (au‑dessus du muscle) pour moins de douleur, rétro‑pectoral (sous le muscle) pour masquage optimal chez les patientes très fines.

Ce n’est pas parce qu’une femme est belle qu’on l’aime, mais, c’est parce qu’elle se sent aimée qu’elle devient belle ! Jules Renard


6. FAQ anticipée

Q : Comment savoir si je serai symétrique ?
R : Les asymétries pré‑existantes sont évaluées en consultation ; on peut choisir deux volumes légèrement différents pour compenser.

Q : Quel soutien‑gorge prévoir après l’opération ?
R : Un soutien‑gorge de contention sans armatures, à porter jour et nuit pendant les 6 semaines postopératoires.

Q : Quel est le risque de coques (capsule contracture) ?
R : Moitié moins fréquent avec les implants texturés et sous‑musculaire, mais dépend aussi de la cicatrisation individuelle.

Q : Puis‑je allaiter après ?
R : Oui, dans la plupart des cas. La voie sous‑mammaire et une pose rétro‑pectorale préservent mieux les canaux galactophores.

Q : Quelle durée de vie pour un implant ?
R : Il n’y a pas de date butoir, mais on recommande un suivi échographique tous les 2 ans et un remplacement vers 10–15 ans.


7. L’importance de la simulation visuelle

  • Essais 3D en cabinet : certaines cliniques proposent des reconstitutions 3D de votre future poitrine à partir de photos.
  • “Sizer‑shells” à l’essayage : méthode la plus simple et la plus fiable pour voir en direct votre volume et votre galbe.

En résumé

  1. Choisissez la forme (ronde vs anatomique) selon l’effet souhaité (bombé vs naturel).
  2. Déterminez le profil (bas/modéré/haut) selon la projection désirée.
  3. Sélectionnez le volume en mL, en vous basant sur votre morphologie et vos simulations en consultation.
  4. Prenez en compte les aspects médicaux (position, voie d’abord, épaisseur du tissu).
  5. Anticipez les questions pratiques (soutien‑gorge de contention, allaitement, suivi à long terme).

Un dialogue ouvert avec votre chirurgien, renforcé par des essais pratiques et des simulations, vous garantira un résultat à la fois esthétique et adapté à votre corps.

 

 

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